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Ombres

Najati Al-Bukhari

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La pelote

Un autre petit, un de mes amis, était toujours séquestré dans une boîte en verre pure et transparente. La boîte était placée dans une chambre au sous-sol de la maison. Son père, après sa naissance lui donnait le mon "Hassan"

Hassan était le fils d'une famille noble et prestigieuse dans notre communauté. Son père avait quatre épouses dont une, la cadette, était sa mère. Malheureusement, toutes les femmes étaient stériles à l'exception de la mère de mon petit ami Hassan. Son père s'exaltait et se vantait à cause de l'arrivée au monde de son fils.

Tous les membres de la famille sont devenus heureux et satisfaits quand ils venaient de savoir que le nouveau né était un garçon. La vie de l'enfant se déroulait dans une façon normale comme celle de n'importe quel autre enfant. Tout le temps, il restait avec sa mère dans la chambre à coucher. Là-bas, sa mère lui donnait toute la tendresse et la compassion. Hassan, l'enfant, dormait tout le temps et il avait l'habitude de se réveiller quand il voulait être nourri.

Le père visitait la chambre de son épouse plusieurs fois au cours du jour aussi bien que de la nuit. Dans ces visites le père ne faisait que de regarder son fils longuement comme s'il cherchait quelque chose qu'il a attendu depuis longtemps. Prés du berceau de son fils, il se mit debout comme s'il était en train de transmettre un message à son enfant. Son épouse calme et sereine s'étonnait chaque fois son mari se rendait à sa chambre. Elle remarquait que son mari se comportait dans une manière anormale. La mère d'Hassan soupçonnait que son mari était devenu fou. Bien entendu, la mère n'osait pas lui poser de questions concernant son comportement étrange et ses visites répétées à la chambre du bébé.

A ce temps de l'histoire de notre quartier les femmes ainsi que les filles n'avaient pas le droit à initier n'importe quelle discussion à propos d'un sujet particulier avec le père. La mère d'Hassan jetait seulement et avec réticence et timidité de coups d'oeil furtifs vers son mari quand il venait à côté du berceau de son enfant.

De temps en temps, le mari regardait son épouse et souvent il lui donnait des sourires énigmatiques et mystérieux. Quelquefois, le père de l'enfant et surtout au matin portait son fils dans ses mains et s'en allait à la fenêtre pour scruter le visage de son petit fils comme s'il cherchait une chose cachée ou perdue. De temps en temps, le père dit des phrases courtes sans aucune signification à son fils. Toutefois, la mère ne pouvait pas comprendre ce que son mari venait à dire. Dans telles situations embarrassantes et difficiles la mère de Hassan était capable de donner tout le soin et l'attention à son fils qui continuait à grandir et à se développer physiquement autant que mentalement sous la protection passionnée et la surveillasse excessive de sa mère.

Tous les autres membres de la famille, les trois femmes stériles et les domestiques, avaient l'habitude de regarder de loin ce qui se passait entre le père, la mère et l'enfant. En réalité, l'enfant, jusque-là l'âge de trois ans n'avait jamais sorti de la chambre de sa mère qui conformément aux instructions de son mari avait retenu l'enfant séquestré dans sa chambre. Les autres membres de la famille avaient des rares occasions de voir l'enfant quand la porte de sa chambre était laissée ouverte soit pour l'entrée soit pour la sortie du père et de la mère d'Hassan.

A partir de l'âge de trois ans les gens dans la maison avaient commencé à entendre l'enfant parler en utilisant très peu de mots dont beaucoup n'étaient pas compréhensibles. La mère, de temps en temps, s'adressait de mots à son fils qui les autres au dehors de la chambre ne comprenaient pas. Egalement, au temps de la visite du père à la chambre de la mère on entendait le père qui parlait comme s'il s'adressait à quelqu'un d'un âge plus avancé qu'un enfant de trois ans. En effet, ce n'était pas un dialogue qui se déroulait dans la chambre. Ce qu'on entendait n'était qu'un monologue dans lequel le père se parlait à lui-même. Ni la mère ni son fils Hassan n'avait proféré aucun mot quand le père délivrerait son monologue.

La mère, assez souvent, sortait de sa chambre mais elle ne parlait à personne. Elle se rendait soit à la cuisine, soit à la salle de bains soit aux toilettes. Tandis qu'elle s'en allait à sa destination elle marchait comme si personne n'était présent dans les couloirs ou dans le salon. Les autres résidents de la maison s'étaient habitués à voir la mère d'Hassan, le seul garçon de la famille, se comportant dans cette façon bizarre.

Les repas ont été apportés par une certaine domestique jusqu'à la porte de la chambre de la mère. Toujours la mère prenait ses repas seuls.

Les jours se passaient paisiblement et la vie se déroulait comme d'habitude dans la maison et dans le quartier. Néanmoins, l'histoire de l'enfant, qui ne sortait pas de sa chambre bien qu'il était de l'âge de plus que de trois ans, était bien connue par tout le monde dans le quartier.

Quant à moi, Amin, qui raconte cette histoire, j'étais au courant de l'histoire en question depuis le début. Car à ce temps-là ma famille et celle de Hassan, mon petit ami, étaient des voisins. Ma maison n'était pas loin de celle dans laquelle habitait ce fils unique de sa famille. Je pense que moi et lui, nous étions du même âge. Il venait à ce monde six mois après ma naissance. A vrai dire, je n'avais jamais vu le visage de cet ami, le garçon séquestré dans la chambre de sa mère. Ma mère, comme toutes les autres femmes du quartier, ne connaissait pas son histoire.

A ce temps-là, ma mère faisait plusieurs visites à la maison d'Hassan, mais elle n'avait jamais la chance de voir le garçon lui-même. Au cours de ces visites à la maison de mon ami, personne ne parlait directement sur le sujet de l'enfant séquestré. De temps en temps une femme faisait d'allusion à propos de ce petit.

Dans le quartier beaucoup de rumeurs se circulaient parmi les habitants concernant le comportement du père du petit garçon. Tout le monde s'était d'accord que le père d'Hassan était presque un fou. Car tout le temps, quand il s'en allait à son magasin il se parlait dans une voix basse. Il répétait le mot "problèmes!!" et la nécessité de résoudre les problèmes. Quoi qu'il en soit, personne dans le quartier n'était capable de comprendre exactement desquels problèmes le père parlait.

A l'âge de quatre ans, Hassan était transféré de la chambre de sa mère à une autre qui était au passé vide. Ce transfert du garçon à une autre chambre au sous-sol de la maison a été effectué dans la nuit quand tous les résidents du foyer s'endormaient. On a constaté dernièrement que le père d'Hassan s'était occupé de préparer la nouvelle chambre dans laquelle son fils sera séquestré sans sa mère. Personne ne savait absolument ce que se trouvait à l'intérieur de cette chambre énigmatique.

Un jour on a remarqué que le père de l'enfant unique s'occupait d'installer dans la chambre une sorte de meuble. Pourtant, la nature de ce meuble n'était pas connue par qui que ce soit. On dit que même la mère d'Hassan ne savait pas la nature du meuble qui était installé dans la nouvelle chambre de son fils. Ma mère m'a informé du changement qui était introduit par le père de l'enfant unique concernant l'endroit où son enfant aurait dû vivre.

-Ecoute-moi, Amin, beaucoup de choses bizarres et insolites se déroule dans la maison de notre voisin, le père de l'enfant unique. M'adressait les paroles ma mère qui ne cessait pas de me regarder en cherchant de réponses dans l'expression de mon visage.

-Le père est une personne énigmatique. Tout le monde dit qu'il se plaint toujours. Il croit, il me semble, qu'il se noie dans une mer des problèmes difficiles à résoudre par lui-même. Personne ne concernant la nature de ces problèmes qui constituent pour lui un fardeau qui pèse lourdement sur lui. Il n'a jamais parlé à qui que ce soit à propos de ces problèmes. On dit qu'avant l'arrivée de son fils unique, Hassan, il avait principalement le problème de la stérilité de ses quatre femmes. Depuis quatre ans notre voisin avait pour la première fois un fils, Hassan. Après l'arrivée de l'héritier notre voisin n'avait changé rien de son comportement. Il restait comme avant, solitaire et plein d'inquiétude. Il continuait à se parler. Rien ne sort de sa bouche à l'exception du mot "problèmes". Son fils, Hassan est maintenant le centre de son souci. En générale, l'enfant, depuis sa naissance est séquestré dans la chambre de sa mère. Personne ne l'avait vu de près depuis sa naissance à l'exception de la sage-femme, sa mère et son père.

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-Sans doute, il y a un secret dans la vie de notre voisin. Il souffre. De quoi? Des problèmes? Mais quels problèmes? Est-ce que la mère de l'enfant est au courant de ces problèmes? Il faut trouver des moyens par lesquels nous pouvons savoir la vérité. Rétorqua ma mère.

-Je vais m'en charger. Mère, je te promets que dans peu de semaines je dévoilerai le secret de notre voisin. Dis-je à ma mère.

-J'espère que tu peux. Il faut essayer. Tu peux visiter cette famille quand tu veux. Tu es toujours accepté avec plaisir dans cette maison dans laquelle trois femmes de notre voisin n'ont pas jusqu'à maintenant d'enfants. Répondit ma mère.

-Ne t'inquiète pas, ma mère. Prochainement, je te raconterai des histoires intéressantes sur la vie quotidienne de nos voisins. Dis-je à ma mère.

-Sois prudent Amin, ne fais pas une aventure dangereuse. Le père de l'enfant unique est un homme instable et peut être agressif dans n'importe quel moment. Rétorqua ma mère.

Après la discussion que j'avais eu avec ma mère à propos de la découverte de la vérité et la révélation du secret du père de Hassan, je décidais d'attendre plusieurs jours, même une ou deux semaines avant de m'élancer dans l'aventure que j'avais l'intention d'entreprendre dans la maison de notre voisin. A ce temps-là j'étais en train de finir la cinquième année de mon âge. Bien que je fusse un enfant j'avais la confiance que je pouvais sans doute entreprendre cette aventure.

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Un jour, au matin, je sortais de chez moi et je m'en allais chez l'enfant unique, Hassan. Il n'était pas difficile pour moi d'entrer la maison. En tant qu'un enfant, un petit garçon, rien ne m'empêchait de se rendre à l'intérieur du foyer de nos voisins. Peu de gens s'étaient réveillés, une femme, peut-être était-elle la mère d'Hassan ainsi que deux domestiques. Personne ne m'a adressé aucun mot. Ma présence au sein de la maison était actuellement accueillait par tout le monde. Probablement pensaient-ils que j'avais un message à communiquer de la part de mon père au père d'Hassan. De plus, à cause des visites fréquentes et répétées soit seul soit avec ma mère, ma présence était considérée comme un phénomène naturel et acceptable.

Avant ma visite, j'étais informé par ma mère qu'Hassan était déjà transféré à la chambre du sous-sol. Je connaissais toutes les sections de la maison, le rez-de-chaussée et le premier étage, mais jamais le sous-sol. Pour moi, le sous-sol était un endroit plein de surprises et de secrets. De plus, j'ai découvert que la porte d'entrée au sous-sol était fermée à clef par le père lui-même. Je m'en allais à la porte de sous-sol et je cherchais partout la clef que aurait peut être cachée quelque part. Heureusement, j'ai remarqué qu'une dalle était peu déplacée prés de la porte. En levant un peu la dalle j'ai trouvé là-bas une clef. Plus ou moins cette clef aurait pu être celle du sous-sol. J'ouvrais facilement la porte et je descendais l'escalier de plusieurs marches. Le sous-sol était illuminé par une lampe à kérosène. Je marchais quelques pas et très rapidement je étais devant une porte que je devinais être celle de la chambre dans laquelle Hassan était séquestré.

Quelle surprise, quelle surprise!! J'étais en face d'un monde bizarre et absurde. La chambre d'une taille normale se plongeait dans un quasi obscurité parce qu'il y avait seulement une petite fenêtre, une sorte de croisée, dans un mur, dont pénétrait peu de lumière. Au milieu de cet endroit mystérieux était placée une boîte en verre cristal et purement transparente. La boîte était d'une grande taille qui pouvait accommoder plusieurs personnes. A l'intérieur de la boîte dans un de ses quatre coins j'ai vu le petit Hassan s'asseyant sur un tabouret, le visage presque sans aucune expression et les yeux bien ouverts. Tout au long de ma présence dans la chambre l'enfant n'avait fait aucun clin d'œil.

Devant l'enfant était placée une grande pelote de fil en soie totalement embrouillée et donc pleine de noeuds très compliqués. En effet, la pelote occupait à peu près le quasi totalité de l'espace de la boîte. Hassan ne bougeait que ses mains qui essayaient de dénouer les nœuds de la pelote.

Hassan était séquestré dans la boîte à partir de l'âge de cinq ans et le père décidait qu'il ne rendra pas la liberté à son fils unique avant qu'Hassan n'ait dénoué tous les noeuds de la pelote. Le père croyait qu'à l'intérieur de la pelote, ou plus précisément au centre, se trouvait un bijou très brillant et absolument inestimable et que ce bijou rend celui qui le possède toujours heureux.

Le petit garçon, Hassan, depuis le premier jour de sa séquestration n'avait jamais sorti de la boîte. Là-bas, à l'intérieur de cette cage il prenait tous les repas qui ont été servis par une domestique. On a dit que pendant la nuit le petit dormait sur la pelote. Chaque jour à bonne heure du matin, Hassan, s'est réveillé dans la boîte. Le petit déjeuner ne tardait pas à être apporté par une vieille domestique. Le petit garçon avait l'habitude de prendre son repas du matin dans peu de temps.

Hassan était toujours pressé afin de reprendre son travail de dénouer les noeuds de la pelote. Chaque jour il était étonné et même était abasourdi de constater que la pelote ne se changeait pas et qu'elle retenait la même forme qu'elle avait au premier jour de la séquestration de Hassan dans la boîte. Encore une fois, chaque jour qu'Hassan commençait à dénouer les noeuds il trouvait la pelote avec les mêmes nœuds du premier jour.

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Hassan n'était pas découragé à cause de la découverte que les noeuds de la pelote restaient comme ils étaient avant malgré son travail quotidien. Il ne cessait pas de manipuler les noeuds avec dextérité pour les dénouer. Chaque jour il devenait plus capable de dénouer plus de noeuds qu'avant. Malgré tout, les nombre de noeuds n'avait pas diminué et il arrivait à la conclusion que ce travail n'aurait pas fin et que la pelote aura des noeuds jusqu'à la fin de la vie.

J'ai raconté l'histoire de Hassan à ma mère et elle n'était pas prête à croire ce que je l'avais dit. Elle pensait que le père d'Hassan était seulement devenu fou.

-Je préfère que tu arrêtes de fréquenter la maison de notre voisin. C'est un foyer habité par des fantômes et dominé par la sorcellerie. Je n'avais jamais entendu quelqu'un qui raconte une telle histoire comme celle d'Abu Hassan. Dit ma mère.

-Je propose, maman, que demain matin, nous les deux visitons la maison de notre voisin. Tu resteras en compagnie des femmes tandis que je pénètre dans la chambre mystérieuse du sous-sol. Proposai-je à ma mère.

Les quatre femmes de la famille accueillaient chaleureusement ma mère qui était une amie fidèle et intime de chaque une. Les quatre femmes n'avaient pas remarqué ma présence avec ma mère car pour elles je n'étais qu'un petit enfant et rien d'autre. Les quatre femmes menaient ma mère au salon principal de la maison pour parler ensemble et prendre la tasse du café du matin.

Le café était servi par la domestique cadette. Comme d'habitue, tandis que les femmes prenaient leur café elles se parlaient et racontaient les nouvelles toutes récentes du quartier. Bien entendu, ma mère écoutait avec vigilance, la mère de Hassan se tenait en silence alors que les trois autres femmes parlaient incessamment et sans fatigue.

-Etes vous au courant de la dernière nouvelle en ce qui concerne notre voisine qui habite la maison de l'autre côté de la rue. Demanda une femme.

-Non, nous ne sommes pas au courant. Répliquèrent toutes les trois femmes.

-Nous voulons savoir. Dis nous ce qui se passait à notre voisine. Demanda une femme.

-Elle a été battue trois fois dans la semaine dernière. On dit que sa cheville et sa main gauche étaient fracturées de sorte qu'elle est maintenant presque paralysée et ne peut pas marcher. Les deux membres de son corps sont plâtrés et elle doit rester au lit pour quelques semaines. Dit la première femme.

-C'est un des faits divers des notre quartier. Presque chaque femme dans notre communauté est battue au minimum une fois dans sa vie. Nous voulons savoir des nouvelles plus importantes que celles des femmes battues. Dit une autre femme.

-Est-ce que c'est vrai qu'Hassan, l'enfant unique de la famille de notre voisin, est maintenant séquestré dans le sous-sol? Pourquoi? Qu'est-ce qu'il fait dans cette prison? Demanda ma mère.

Personne ne voulait répondre cette question et la mère d'Hassan était surprise d'entendre une telle question. Elle regardait le visage de tout le monde et constatait que chaque femme se penchait la tête en attendant que la mère d'Hassan ait donné la réponse nécessaire. Pourtant, celle-ci se tentait en silence pour quelque temps. Ensuite, elle a pris une gorgée de café de sa tasse et puis elle reprenait à regarder toutes les femmes et se préparait à dire quelque chose. Elle a essayé de parler, mais elle ne pouvait pas. Elle se sentait comme si quelqu'un a mis la main sur sa bouche pour l'empêcher de dire même un mot. Les autres trois femmes de père d'Hassan ne voulaient pas donner la réponse. Pour elles l'histoire d'Hassan ne les regardait pas, elle était hors de leur intérêt.

Tandis que ma mère et les quatre femmes continuaient leur conversation et leur commérage, je me retirais du salon et j'allais vers l'entrée du sous-sol. Sans aucune difficulté j'ouvris la porte, je descendais les quelques marches de l'escalier. Enfin je me trouvais devant la porte de la chambre de la boîte en verre. Quelle surprise!! Quand je me suis arrivé à l'intérieur de la chambre, il y a eu la boîte en verre. Le petit Hassan se tenait assis sur le tabouret. Mais à mon étonnement il n'y avait rien d'autre dans la boîte, ni la grande pelote ni les noeuds à dénouer. La petit Hassan y était seul et il se remuer les mains comme s'il dénouait des nœuds imaginaires devant lui.

Je m'avançais la plus proche que possible prés de la boîte en verre. Le petit me regardait mais il s'occupait à remuer les deux mains dans le vide. Les mains bougeaient sans cesse. Je me demandais où se trouvait maintenant la pelote. Est-ce que Hassan a fini son devoir et avait déjà dénoué tous les noeuds de la pelote. Je me tenais à ce moment-là debout envahi par un étonnement énorme. "Pourquoi Hassan continue-t-il à bouger les mains?" "A-t-il enfin trouvé la vérité au centre de la pelote?" Me demandai-je.

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Après tant de reflation à propos de l'absence de la pelote que j'ai vue la première fois j'ai visité le sous-sol, je suis arrivé à la conclusion que j'étais confronté par une énigme très difficile à comprendre. Le phénomène en sa totalité n'était pour moi qu'un défi. Je me dis que le père imposait sur son enfant, Hassan, la tâche impossible de découvrir la vérité dans le vide et l'absurdité.

Après cette surprise de la disparition de la pelote de la scène, je restais où j'étais en attendant de nouveau développement. Tout soudain j'ai remarqué quatre personnes qui se mirent debout autour de la boîte. Chacune d'entre elles était près de chaque mur de la chambre de séquestration. Assez étrangement, les quatre avaient le même visage, celui du père d'Hassan. Je ne croyais pas que les quatre eussent été vivantes. A vrai dire, les quatre ressemblaient aux statues en marbre toutes nues. Rien ne signalait que le sang s'écoulait dans les veines. Mais, et tout à coup, les yeux de quatre se mirent à bouger. Ils me regardaient sournoisement. "Quel père!" Me dis-je.

Pour comprendre ce phénomène mystérieux je m'approchais d'un de ces quatre statues. Actuellement personne n'était sur le mur. Les quatre murs de la chambre du sous-sol étaient des quatre miroirs. Je me demandais où se trouvait le père en sang et chair. "Est-il dans cette chambre de séquestration?" ou "Est-il ailleurs dans son magasin?" Au même temps, l'unique petit fils ne cessait pas de remuer les deux mains en essayant de dénouer les noeuds de la pelote imaginaire qui n'existait que dans l'imagination de père d'Hassan.

Je ne voulais pas rester plus du temps en témoignant ce monde de l'absurde. J'avais peur de faire face des autres développements dans cette chambre du sous-sol. Par conséquent, je montais précipitamment l'escalier et marchais dans un couloir qui menait au salon. Les cinq femmes se parlaient encore avec enthousiasme. Ma mère écoutait à ce que les autres venaient à dire. Dès que ma mère remarquait mon arrivée elle se mit debout et se préparait à m'emmener avec elle vers chez nous. Dans le chemin à notre maison moi et ma mère, nous parlions sur sa visite qui venait juste à se terminer.

-Mère, le sous-sol de notre voisin me semble comme un monde des sorciers. Je témoignais des phénomènes inexplicables, bizarres et insolites. Même maintenant je ne peux pas te dire exactement ce que j'ai vu en bas dans le sous-sol. C'est un monde mystérieux où un enfant de cinq ans est séquestré par son père dans une boîte en verre. J'ai aussi constaté des autres développements dans la chambre de sorte que j'avais peur et ressentis le désir intense de m'échapper de la chambre de la boîte en verre. Dis-je à ma mère.

-Je pense que cette maison, celle de notre voisin, est hantée par des fantômes et des sorciers. Je ne sais pas pourquoi jusqu'à maintenant Hassan, le fils unique de la famille, ne se comporte pas comme tous les petits garçons du quartier. Je sais que ce n'est pas sa faute. C'est le père qui est probablement un fou. Répondit ma mère.

-Pas comme tu me le dis, je vais continuer à essayer de dévoiler le secret de la pelote imaginaire. Répliquai-je.

-Je ne pense pas que ton choix soit bon et juste. Pourquoi aimes-tu toujours de te mêler dans les affaires des autres? Demanda ma mère.

-Pour moi mon comportement est normal. Il faut que quelqu'un qui doit se charger de la tâche de dévoiler les phénomènes qui ne sont pas normaux. Répliquai-je.

Après avoir pris une tasse du thé je me dépêchais instantanément vers la grand-place pour joindre mes amis les petits garçons du quartier. Je restais dans la place jusqu'à l'après midi. L'amusement et les jeux ne m'intéressaient pas car je m'occupais tout le temps à me rappeler de ce qui se passait chez mon ami Hassan. Les amis, les petits, étaient surpris à cause de mon abstention de jouer avec eux. Chez moi au soir je préférais de m'en aller à ma chambre plutôt que de jouer avec les autres enfants de la maison.

Depuis la visite avec ma mère chez le petit Hassan, je m'occupais à découvrir encore une fois la vérité à propos de l'énigme du père et ne pas la pelote et l'enfant. Un jour je me suis allé chez le petit Hassan qui était séquestré dans la boîte en verre. Mais cette fois-là, j'ai choisi la nuit pour une visite nocturne. A mon arrivée à ma destination tous les résidents de la maison étaient bien endormis, la lumière était éteinte, l'obscurité dominait partout et le silence s'installait dans le foyer. Par le moyen d'une fenêtre dans l'arrière de la maison j'avais fait mon entrée et commençais à marcher jusqu'à la porte du sous-sol. Dès que j'étais à l'intérieur je me précipitais vers la chambre de séquestration où s'installait la boîte en verre.

Quelle surprise. A l'intérieur se présentait un monde différent que celui du jour. En dedans la boîte en verre, au lieu de petit Hassan séquestré, le père lui-même s'occupait à dénouer la vraie pelote de fil plein de noeuds. Il semblât que le père cherchât désespérément le début et la fin... du fil. Assez étrangement, et après peu de temps de ma présence, le fil de la pelote se mit à encercler le père jusqu'à ce qu'on ne pût pas distinguer le père de la pelote. "Quelle surprise!!" Me dis-je. "Mais le petit Hassan où est-il?

Je me suis tourné vers tous les sens. J'étais surpris par la disparition inexplicable des quatre miroirs. Le père d'Hassan était lui-même devenu mystérieusement la pelote de fil elle-même. Les jambes, les bras, le cou, la taille, tous étaient encerclés de fil sans fin de sorte que rien du corps du père n'était visible à l'exception de la tête. Quelle tête horrible, répulsive et dégoûtante. Peu à peu, le père s'était transformé dans un seul grand noeud qui mit à remplir la boîte en verre. En face d'une telle situation terrifiante je me suis enfui et je sortais rapidement de la chambre maudite et énigmatique. Au dehors de la maison hantée, me demandai-je. "Qu'est-ce qui se passait à mon ami Hassan?" "Où est-il disparu?"

Au lendemain matin, Je me suis revenu à la même chambre maudite au sous-sol pour trouver une fois encore, mon ami le petit Hassan séquestré à l'intérieur de la boîte en verre. Les quatre images du père étaient visibles et discernables dans les miroirs. Cependant, comme l'autre fois, la pelote avait disparu. "Comment peut-on expliquer ce phénomène étrange ou le père et le fils sont actuellement la même personne, l'un habite la boîte pendant le jour et l'autre pendant la nuit?" Me demandai-je.

Le jour suivant j'informais ma mère que j'avais l'intention de visiter la maison d'Hassan. Elle m'a demandé d'être prudent. Ma mère donnait son consentement. Donc je me suis allé à la chambre maudite au sous-sol. Avec un bâton que je portais avec moi, je me mis à briser avec force et détermination les quatre miroirs. Quand tout était fini, rien ne restait dans la chambre à l'exception d'un cadavre d'un homme momifié et enveloppé d'une étoffe noire. Il me semblait que l'enfant unique, Hassan, n'existât jamais ni dans la boîte ni dans la maison. Celui que j'avais vu à l'intérieur de la boîte en verre pendant le peu de jours précédents n'était que le désir d'un père d'avoir un fils qui aurait été chargé de résoudre tous les problèmes du père.

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