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Ombres

Najati Al-Bukhari

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La nourriture

Un autre petit, un de mes amis, était un type très rare, un petit sans pareil. L'histoire suivante raconte la vie étrange de ce petit depuis sa naissance miraculeuse jusqu'à sa mort inattendue et tragique. Au contraire de tous les petits garçons de notre quartier, la vie de ce petit est unique. Car au printemps et à l'été ce petit était dans une bonne santé et était suivi n'importe où il se déplaçait par des oiseaux qui volaient joyeusement autour de lui et qui lui chantaient toutes les chansons de l'amour et de l'affection.

Pourtant, au début de la saison du froid, de la pluie et quelquefois de la neige, il avait l'habitude chaque année de perdre sa fraîcheur et sa vivacité. A vraie dire il devenait à l'hiver tellement pâle que tout le monde croyait que ce garçon miraculeux mourra dans peu de jours. Nous, les petits garçons du quartier, avions la conviction qu'il ne restera parmi nous que pour peu de temps. Pauvre petit, chaque année au début de l'automne il était envahi par la tristesse. La mélancolie ne s'éloignait pas de lui. Son visage se reflétait la douleur dont il souffrait pendant les mois de l'automne et de l'hiver? Au début de l'automne, il ne s'arrêtait pas de regarder l'horizon comme s'il attendait un événement qu'il seulement savait son importance. Peut-être attendait-il son destin ou quelqu'un qui va lui délivrer un message concernant son avenir. Le peu de nuages qui se présentaient sauvagement l'avait effrayé énormément. Quelle horreur, quelle horreur!! Le peu de froideur apportée fréquemment par la brise du matin de l'automne le rendait frémissant comme s'il était un lapin qui avait le sentiment qu'un piége mettra la fin à sa vie.

Ce petit nous avait perplexe. Pour moi, il symbolisait la plus étrange énigme, surtout pendant les mois de l'hiver. Dans cette saison ce pauvre petit se tenait chez lui tout le temps. Car il devenait très malade et il ne quittait pas son lit de la maladie.

J'avais l'habitude de lui rendre des visites chaque année au temps de plus sévère froid, surtout quand il neigeait. La mère de ce petit m'avait toujours accueilli chaleureusement et avec un sourire sur le visage.

-Il t'attend, mon fils t'attend. Aujourd'hui il ne sent pas bien. Il est malade et il refuse tout médicament. J'ai peur qu'il ne vivra jusqu'à demain. Il respire difficilement et il ne mentionne que ton nom. Il t'attend depuis le lever du soleil. Dis la mère avec inquiétude.

-Je ne suis pas en retard. Toujours je fais ma visite à cette heure de matin. Je me demande pourquoi il tombe malade aux saisons de l'automne et de l'hiver. Tous les petits garçons du quartier me posent beaucoup de questions concernant la santé de ton fils. Ils se demandent la raison pour laquelle il est en santé parfaite au printemps et l'été et pourquoi il devient malade à l'automne et à l'hiver. Assurément, il y a une explication pour cette citation étrange. Demandais-je.

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-Bien sûr il y a une explication. Mais c'est un secret de la famille.Nous gardons ce secret à nous même et personne de la famille ne peut le dévoiler. Il faut que tu acceptes la situation énigmatique comme elle est. Le printemps arrivera bientôt à notre petit monde et mon fils se rétablira comme il a fait au passé et il reprendra ses activités dans la grand-place et il s'amusera avec les autres garçons du quartier. Répondit la mère.

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-Peux-je entrer pour visiter ton fils? Demandai-je.

-Oui, bien sûr, tu peux entrer. Tu es son ami le plus fidèle et il devient heureux après ta visite pour toute la journée. Dit la mère.

J'entrais dans le salon et je me dirigeais vers la chambre de mon ami miraculeux. Dans sa chambre à coucher je le trouvais se couchant dans son petit lit, les yeux fermés, sa peau ridée surtout celle de son visage et de ses mains.

Je pensais que j'étais devant un vieillard de cent ans en train de mourir dans n'importe quel instant. La vitre de la fenêtre était couverte de la neige. En regardant fixement et longuement la fenêtre j'avais l'impression que j'ai vu le visage des hommes qui ne cessaient pas de donner de sourire sournois et quelquefois des grimaces diaboliques. A mon étonnement j'avais le sentiment que j'ai vu le visage d'un homme qui s'occupait de temps en temps de couper le peu d'arbres dans notre communauté.

J'étais surpris d'entendre la vois de mon ami, le petit garçon disant, "je veux que le printemps soit venu". "Je veux que le printemps soit très proche." Après mon entrée dans la chambre le petit garçon malade s'exprimait sa satisfaction et son bonheur par s'esquissant un sourire sur son visage pâle. Il essayait de m'adresser de peu de mots pour s'exprimer son plaisir, mais il n'avait pas. Je m'approchais lentement de son lit.

Je l'avais trouvé dans un sommeil profond. Il respirait difficilement mais il ne montrait aucun signe inquiétant. La neige était devenue de plus en plus épaisse et les visages monstrueux au dehors n'étaient pas de tout discernable. En effet, c'était comme ça que j'avais trouvé le petit au cours des visites précédentes.

Dans cette visite, mon ami était complètement exténué comme s'il était en train de donner sa dernière haleine. A ma surprise, tandis que je regardais le garçon malade je constatais que la mère attristée de ce petit se tenait avec hésitation dans l'encadrement de la porte ouverte. Des pleurs se coulaient en abondance sur les joues pâles de la mère. Elle a ouverte la bouche pour me dire quelque chose pour dévoiler le secret de la famille mais elle était réticente. Enfin la porte s'est fermée.

Ensuite, un silence horrible s'installait dans la chambre. Mais l'essoufflement du petit garçon malade continuait de s'interrompre le silence dans la chambre. Je ne trouvais aucune justification pour prolonger ma visite matinale. Le garçon continuait à se plonger dans son sommeil. Tout soudain, la neige a cessé de tomber et le soleil était difficilement visible derrière quelques nuages noirs qui se déplaçaient très lentement. Dans notre partie du monde la neige tombe pour deux ou trois jours au maximum et pour une fois dans l'année. Après, la neige se fond rapidement ne laissant aucune chance pour les garçons du quartier de s'amuser avec les balles de neige.

Les visites chez le garçon miraculeux à l'hiver étaient toujours effectuées au matin. Je n'avais pas moi-même choisi le matin pour me rendre chez ce petit. Je me rappeler que mon ami le garçon m'a demandé de le visiter au matin et ne pas au soir ou au cours de la nuit. Je n'avais jamais effectué les visites après le coucher du soleil ou même à midi ou à l'après midi. Souvent je me demandais "Pourquoi la visite ne peut-elle pas être nocturnes?" Je me dis qu'il y a eu une énigme dans la vie de ce garçon. Ce n'était pas seulement moi qui étais possédé par la curiosité de savoir la vérité concernant ce garçon mais aussi les autres petits du quartier. Tout le monde se demandait pourquoi ce garçon est devenu dans une bonne santé au printemps et à l'été et pourquoi il devenait très malade à l'automne et à l'hiver.

La maladie du garçon me laissait dans un état d'embarras et de perplexité. Mes amis, les autres petits du quartier s'exprimaient aussi leur étonnement concernant la condition de la santé du garçon malade. Au cours de notre amusement dans la grand-place tous les petits avaient le sentiment qu'ils manquaient un membre important du groupe, le petit merveilleux.

Tout le monde se souvenait de la vivacité et de l'enthousiasme de ce garçon au cours de mois du printemps. Chaque fois je visitais le garçon tous mes amis me posaient des questions à propos de la santé de notre ami. Toujours je leur racontais quelques aspects de sa maladie. Je ne pouvais pas leur expliquer la nature exacte de sa maladie qui était tellement étrange et impensable que je n'osais pas leur décrire la condition physique du malade et comment il devenait comme un vieillard de cent ans. Néanmoins, tout le monde s'entendait qu'il y avait une énigme dans la vie de ce garçon.

Un jour, après la fin de l'amusement quotidien avec les petits du quartier, je décidais de me rendre chez le garçon malade au lieu de regagner immédiatement chez moi. En effet, mes amis m'avaient demandé d'effectuer cette visite sans retard car ils sentaient qu'un événement important aura lieu dans le quartier et dont le héros sera le garçon malade. Comme eux j'avais le même sentiment et je leur ai donné mon consentement pour effectuer cette visite. Avant d'aller chez le garçon je me dirigeais chez moi où j'avais l'intention d'informer ma mère à propos de cette visite. Au moment de mon arrivée, ma mère s'occupait de préparer dans la cuisine le dîner pour la famille.

-Je veux visiter un de mes amis qui est tellement malade qu'il ne peut pas quitter sa maison pour tous les mois de l'automne et de l'hiver. Sollicitais-je ma mère.

-Je connais très bien le garçon et sa famille. Il devient toujours malade après la fin de l'été. Je te conseille de ne pas aller chez ce garçon. On a raconté que cet enfant de six ans mène une double vie.Comment? Je ne sais pas. Quelqu'un nous a dit qu'il n'est pas le fils légitime de la famille. En effet, les rumeurs racontent qu'il est le fils de la sorcière du quartier. De plus, je suis au courant de tes visites fréquentes au foyer de ce petit maudit. Je t'exige de ne pas aller chez lui. Tous les gens évitent la visite de sa famille. Dit ma mère en me regardant fixement et avec des signes de colère et de mécontentement.

-Ma mère ne t'inquiète pas. Je serai très prudent et sage. Ma visite sera courte. Je veux seulement effectuer ma visite habituelle. Rien d'autre. Je suis sûr qu'il y a une énigme dans la vie de cet enfant. Laisse-moi, mère, aller chez le petit malade pour me renseigner mieux sur la condition actuelle de ce petit garçon malade. Suppliai-je.

-Explique-moi comment ce garçon peut avoir de santé parfaite dans les saisons du printemps et de l'été et d'être extrêmement malade aux mois de l'automne et de l'hiver. Je te dis que ce garçon est maudit et il faut que tu t'éloignes de lui. Laisse-le seul chez lui et ne tente pas de te mêler dans des affaires mystérieuses. Rétorqua ma mère.

-Mère, seulement cette fois. Je veux visiter le garçon mystérieux, seulement cette fois. Car, nous les petits du quartier avons le sentiment qu'un événement étrange aura lieu dont le héros sera ce garçon malade. Suppliai-je.

J'étais enfin permis de s'en aller chez le garçon malade. Ma mère exigeait de moi de ne pas rester une longue durée de temps. Il faillait que je regagnerai chez moi le plus tôt possible. Ce jour était très froid avec des averses intenses et du vent sifflant et violent. Nous étions presque au début de l'hiver. La ruelle, dans laquelle le petit garçon malade habitait, était remplie de boues et de petits étangs de l'eau de la pluie. Malgré tout cela, j'avais l'habitude de marcher dans telles conditions climatiques. La maison de mon ami n'était pas loin de la mienne. Pourtant, je devais marcher au moins dix minutes jusqu'à mon arrivée à ma destination.

L'obscurité de la nuit déjà s'installait partout. Pas une seule étoile ne s'était apparue dans le ciel nuageux et orageux. Presque la plupart des habitants du quartier de tout âge se sont déjà réfugiés dans leurs foyers. Pour moi ce n'était pas difficile de marcher sans compagnie dans tel climat et au milieu des ténèbres de la nuit. Certains des mes petits amis avaient souvent peur pour s'aventurer de marcher après le coucher du soleil. Des histoires incroyables de fantômes horribles et monstrueux qui enlevaient des petits garçons se circulaient à cette époque de l'histoire de notre quartier. Par conséquent, très peu de petits garçons avaient le courage de sortir de chez eux après le coucher du soleil.

Beaucoup d'histoires racontaient la disparition de petits garçons à jamais qui étaient enlevés mystérieusement par les fantômes de la nuit. On racontait que de groupes des gitanes qui firent leur campement aux environs des quartiers de la communauté avait l'habitude d'enlever les petits et quelquefois les petites filles. Quant à moi je n'avais jamais cru à l'existence réelle des fantômes et je ne pouvais pas imaginer que les gitans enlevaient les enfants.

J'avais le courage d'aller chez le petit malade. Rien ne m'empêchait d'arriver à ma destination. Dans mon chemin j'avais remarqué qu'un hibou se perchait sur le toit d'une petite maison. Voir un hibou est un signe néfaste dans ma communauté. Cependant, c'était commun de rencontrer des hiboux, mais bien sûr pas de fantômes.

Dès que je me trouvais devant le petit jardin de la maison de mon ami j'étais totalement surpris de constater qu'un arbre tout nu et dénudé, sans une seule feuille, se présentait devant moi. Le petit jardin ne contenait que de petits arbres de fleurs et des plantes des quelques légumes de la saison quand je l'ai vu au matin. Mais assurément, je n'avais constaté au cours du jour un seul arbre dénudé. En voyant l'arbre j'étais tellement étonné de sorte que je ne pouvais pas m'avancer un seul pas sans avoir une explication convainquant pour ce que j'ai découvert dans le petit jardin. Cet arbre, petit et dénudé, n'était pas dans ce lieu-là quand j'avais visité le petit jardin après le lever du soleil le jour précédent. En me trouvant en face de ce phénomène extraordinaire je ne voulais pas entrer chez le petit. Plutôt je décidais de rentrer chez moi et sans aucun délai.

Après mon arrivée chez moi je me tenais en silence. Ma mère était surprise de découvrir que je rentrais chez moi très vite.

-Qu'est-ce qui se passe mon enfant? Ta visite ne durait qu'une demi-heure. Il me semble que tu as fait l'allée et le retour seulement sans effectuer la visite de ton ami, le petit malade. Explique-moi pourquoi tu n'avais pas entré chez ton ami. Demanda ma mère.

-Rien d'importance mère. Je décidais de regagner chez moi sans entrer chez le petit. Il était très tard pour faire cette visite. Répondis-je.

-J'espère que ce soit la raison. Ton visage donne des autres explications. Je suis sûre qu'il y a un secret dans cette affaire de la maladie de ton ami. Dit ma mère avec beaucoup d'inquiétude.

-Je t'assure que c'est la vérité. Excuse-moi mère. Je suis fatigué. Je dois me coucher maintenant. Répondis-je.

Ma mère, vraisemblablement, n'était-elle pas convaincue. Pourtant, elle ne me posait plus de questions. Elle s'en allait à sa chambre, probablement pour discuter l'affaire avec mon père. Quant à moi je me couchais instantanément jusqu'au matin. Je n'avais ni de rêves ni de cauchemars. Après je me suis réveillé j'avais visité le petit garçon malade. Quelle surprise!! L'arbre de la nuit n'avait pas d'existence au milieu du jardin. En effet, il avait mystérieusement disparu. Tout le jardin ne contenait que de fleurs et de légumes de la saison et rien d'autre. De loin je pouvais voir la mère du petit malade qui s'occupait des fleurs. Le lieu où je vu l'arbre hier avait quelques légumes. Pour vérifier ce que j'avais déjà témoigné j'avais l'intention de visiter le jardin plusieurs fois. A ma surprise, l'arbre ne se présentait pas pendant le jour mais fit son apparition pendant la nuit. J'ai pris la décision de découvrir l'énigme de l'arbre et du garçon malade. Je n'avais pas révélé mon plan à personne, même à ma mère.

Dans une nuit fortement assombrie et froide je m'échappais de chez moi par la fenêtre de ma chambre pour en aller chez le petit malade. A mon arrivée à ma destination j'ai vu l'arbre dénudé au milieu du jardin comme je l'avais vu dans les jours précédents. La chambre de mon ami était allumée par une lampe de kérosène. Je m'approchais de la fenêtre et je regardais à l'intérieur. Je ne trouvais rien extraordinaire.

Toutefois, il n'était pas possible pour moi d'explorer la chambre dans une façon efficace et satisfaisante. La lumière faible de la lampe cachait beaucoup de choses de ma vision. J'ai ouvert la fenêtre et je me fis entrer sans aucune difficulté. Dès que j'étais au milieu de la chambre, je me trouvais en face d'une surprise inexplicable. Le petit malade n'était pas dans son lit qui était vide et bien arrangé. Il n'y avait aucune trace qui indiquait que quelqu'un occupait le lit. J'étais certain que le petit malade n'avait pas utilisé le lit cette nuit-là.

Cependant, tandis que j'essayais d'explorer la chambre j'entendais des gémissements d'une femme qui souffrait. J'ai cherché partout afin de découvrir la source de la voix. Une femme se tenait dans un coin sombre de la chambre. Elle pleurait et de temps en temps elle poussait des gémissements faibles. C'était la mère du garçon malade qui portait une robe noire comme si elle était en deuil depuis longtemps. Je m'adressais la question suivante à cette mère attristée. "Où se trouve-il ton fils malade maintenant?" La mère ne répliqua pas. Elle restait en silence. J'ai répété ma question plusieurs fois. Malheureusement, la mère s'obstinait de ne pas donner aucune réponse. Je jetais de coups d'oeil sur le lit vide pour mieux scruter la situation énigmatique dans la chambre mais je ne pouvais pas comprendre la situation mystérieuse. Tout à coup j'étais totalement bouleversé d'entendre la voix de mon ami venant de l'extérieur de la chambre me disant: "Je suis l'arbre, je suis ton ami."

De l'arbre et de la bouche de la mère je venais de savoir la vérité.

Cette mère était stérile. Son mari avait couché avec elle maintes fois mais elle restait sans espoir et désésperée car son ventre ne portait rien. La stérilité l'avait tourmentée. Son mari se mariait avec deux autres femmes qui lui donnaient six enfants. La femme aînee, la stérile, fit des visites fréquentes à la sorcière du quartier pour consultation à propos de sa stérilité. La sorcière lui préparait de magie et des amulettes. Mais la sorcellerie n'avait donné aucun résultat. Le ventre de la femme stérile restait vide. L'inefficacité de la magie de la sorcière n'avait aucunement découragé la femme qui rêvait jour et nuit d'avoir un enfant et surtout un garçon.

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Un jour au cours d'une visite longue chez la sorcière, celle-ci avait informé la femme stérile que très prochainement un événement aura lieu qui boulversera sa vie. La sorcière n'avait donné aucun détail concernant cet événement. La femme stérile était devenue extrémement agitée et pleine d'inquiètude. Elle se demanda quand cet événement aura lieu et comment.

Un jour, presque à minuit, quand beaucoup de pluie tombait et quand il y avait dans le ciel des éclats et des tonnerres, la femme stérile qui couchait cette nuit avec son époux avait le rêve suivant. La Mère Forêt était venue chez elle et lui avait infromé qu'elle aura après neuf mois un fils-arbre qui sera un être humain pendant le jour et un arbre pendant la nuit. De plus, ce petit aura une vie d'un arbre. Pendant le printemps et l'été cet arbre-enfant sera plein de vivacité et pendant l'automne et l'hiver il sera presque mort, exactement comme un arbre.

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La femme stérile accepta joyeusement ce que la mère forêt lui avait offert, quoique dans un rêve. Elle se réveilla au milieu de la nuit. Son époux s'était déjà réveillé et avait envie intense de faire l'amour à sa femme. Celle-ci trouvait dans l'invitation de son mari à faire l'amour comme le premier pas nécessaire pour la réalisation de son rêve. Après cette nuit tumultueuse, chaleureuse et inoubliable, et à la fin de neuf mois, ce fut la naissance de l'enfant arbre.

L'accouchement avait lieu à midi au début d'un été plein de chaleur. Le mari se tenait debout dans un coin de la chambre avec beaucoup d'anxiété et d'espoirs. Il ne croyait jamais qu'il aura de la postérité de sa femme aînée. Il regardait une fois les mains de la sage-femme et une autre fois le visage de sa femme. Le mari était absolument satisfait pour avoir un enfant de sa première femme. Celle-ci ne souffrait d'aucune douleur. Au contraire, elle se montrait des signes du bonheur et de la joie. La sage-femme avait enfin dans ses mains un bébé qui était un garçon. A ce moment-là, tout le monde n'avait pas entendu des cris d'un enfant mais le bruit bas de bruissement des feuilles d'arbres.

-C'est pour la première fois qu'un enfant déjà né et vivant ne pousse pas de cris. Au contraire, J'ai entendu de bruissement des feuilles comme si je suis au milieu d'une forêt. Déclara la sage-femme dans un air d'étonnement absolu.

-Dans mon cas j'ai entendu des cris comme ceux des autres nouveaux nés. Tu t'imagines d'avoir entendu le bruit de la forêt. Répliqua la mère.

-Il ne faut pas nous nous engagions dans de discussion inutile. Il faut que nous fêtions la naissance de mon fils. Exigea le père.

-Regarde monsieur, ce sont de racines des plantes qui sortaient du ventre de la mère avec l'enfant. Déclara la sage-femme dans une façon définitive.

-Maintenant, donne-moi mon bébé sans retard. Je ne veux pas écouter aux histoires drôles et bizarres. Ordonna la mère du nouveau né.

L'enfant arbre commençait depuis sa naissance de vivre une double vie. Cet enfant grandit comme un être humain pendant le jour et comme un arbre pendant la nuit. De plus, il était plein de vivacité au printemps et malade ou presque mort à l'automne et à l'hiver. Personne n'était au courant de la double vie de l'enfant à l'exception de sa mère et la Mère Forêt. Mais pourquoi la mère de l'enfant arbre pleurait-elle dans la chambre à coucher de son fils? La réponse à cette question fondamentale peut révéler le secret de l'énigme de cette histoire étrange et extraordinaire.

La mère de mon ami, le petit, m'avait dit que la Mère Forêt l'avait visitée avant minuit, presque six ans après sa première visite et que la Mère Foret lui avait informé l'autre moitie de l'énigme et du rêve. Quelle horreur!! La Mère Forêt lui avait dit que tous les arbres, n'importe où ils se trouvent sont destinés d'être la nourriture de feu, qu'un jour le bourreau de la forêt, le bûcheron, viendra pour mettre la fin à la vie de certains arbres qui sont condamnés à mort par la destinée, que cette nuit-là, le bûcheron, envoyé par le destin, mettra fin à la vie de l'arbre enfant qui se trouvait au milieu du jardin de la maison.

Dès que la mère de mon ami, le petit, acheva de raconter la deuxième moitie du rêve horrible, je me précipitais au dehors pour sauver mon ami, le petit. Quelle horreur!! L'enfant arbre fut coupé par le bourreau. Après cela, je m'en allais rapidement comme un fou vers la grand-place de la mosquée du quartier. Là-bas le bûcheron s'était assis en compagnie de mes amis les petits garçons du quartier autour des flammes rouges d'un feu qui se nourrissait des bûches de l'enfant arbre qui était depuis peu de temps mon ami, le petit garçon merveilleux.

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